lundi 17 novembre 2014

Xiamen, Chine.

Bienvenue à Xiamen.
Là ou les petites carrioles côtoient les Range Rover, là où les malls à l'européenne et les petites rues de restaurants typiques cohabitent sans complexe...
Entre tradition et modernisme, entre le passé et le présent, bienvenue dans la Cannes chinoise.





















samedi 13 septembre 2014

Dark

Une petite séance à la va-vite en profitant des lumières du plateau...
Ricoh GRD IV.




lundi 30 juin 2014

This is Connemara.

Le Connemara, le pays de l'herbe grasse et des moutons.
Tout comme la Bretagne, on dit qu'il y pleut tout le temps...













mercredi 14 mai 2014

Rest In Peace Camille Lepage...

 Triste .
Encore une photo-reporter tuée dans l'exercice de ses fonctions...
Les photos-reporters sont les seuls vrais photographes, le reste n'est que bouffonnerie.

Vous pouvez voir sa gallerie ICI

Mon soutien à sa famille et ses proches.

mardi 29 avril 2014

Se perdre dans Meknès...

Marrakech a son ocre, Meknès a son jaune.
À mille lieues de l'agressivité des charmeurs de serpents, des dresseurs de macaques ou des vendeurs du souk de la place Jamaa El Fna, une petite ville belle et calme.
Encore préservée du tourisme de masse, elle recèle de superbes monuments ou édifices : le mausolée du Moulay Ismail, les greniers, l'ancienne prison souterraine...
C'est une ville au patrimoine historique très fort.




La médina est transpercée d'une infinité de "derb", petites rues ou impasses dans lesquels on doit se perdre pour s'imprégner de son essence, de ses odeurs...
Je quitte une artère qui donne sur une veine, puis un vaisseau... Il faut en devenir son sang et se laisser porter : un premier derb qui débouche sur un autre derb pour en rejoindre un autre.



Ici, une porte en bois certainement centenaire, rongée par le soleil, épaisse comme un mur, là, un haut de porte sculpté à la main.



Une fenêtre, un grillage, un enfant qui sourit devant mon objectif, un chat qui pose en se prélassant au soleil comme pour avoir sa minute de gloire, un hej (vieillard qui a fait son pèlerinage) qui traîne ses babouches d'un pas lent...






On va de surprise en surprise, la ville joue avec vous : quand on croit être arrivé à la fin, c'est un autre derb qui commence et quand on croit en commencer un autre, on débouche sur une impasse...


J'arrive sur une petite place occupée par le marché local. Les étals de melons, fraises et dattes se côtoient dans la torpeur du midi.
Là, derrière une charrette, un salon de coiffure improvisé à même le sol qui ne durera que le temps de la coupe...



J'aime m'y perdre, sentir cette odeur de cèdre omniprésente qui me rappelle un riad à Marrakech, petit coin de paradis perdu au fin fond d'une impasse sombre et peu engageante dans lequel j'avais passé quelques jours en 2006.



Mon appareil n'arrête pas, les passants, non plus.
Ils m'ignorent.
Je n'arrive toujours pas à pointer mon objectif vers eux alors, je déclenche au jugé.
Qu'est-ce que cela aurait changé... Sûrement rien.
Chacun continue son chemin...


Malgré les kilomètres parcourus, toujours le même émerveillement, la même envie d'aller au bout de ce passage pour en découvrir un autre...
Là, au fond d'une impasse, une ruine. Elle garde sa façade, comme pour dire "j'existe, je suis encore debout".
Les derbs sont souvent vides, seul le bruit de mes pas vient troubler cette quiétude et ce silence.
Et toujours cette odeur de cèdre...



17h. La pluie. Soudaine et soutenue.
Je suis trempé.
De petits ruisseaux se forment au milieu des ruelles pavées devenues glissantes.
La lumière change. D'ailleurs, elle change pratiquement à chaque coin de rue.




La "Place Mûre", en hommage à l'immense mûrier qui trône à l'intersection de deux rues.
Deux vieillards abrités sous une arcade parlent peut-être de la pluie ou de ce touriste avec son appareil photo à la main.
La pluie cesse. Je reprends ma route. Un chat qui fait l'équilibriste, un enfant qui raconte sa journée à son père en rentrant de l'école, un menuisier qui vernit un meuble, une dispute entre deux femmes...
Chaque derb raconte une histoire. Une histoire dont les passants sont les acteurs et mon regard, le metteur en scène.





Si un jour, vous passez par Meknès, allez vous perdre dans son coeur, imprégnez-vous de sa vie, de son âme.

Je reviendrai à Meknès.



Reportage réalisé avec le Ricoh GR.